La crise sanitaire due à la pandémie du Covid-19 a impacté de nombreux secteurs et métiers. Si les entreprises envisagent de réorienter leurs investissements IT, tous les projets ne doivent pas être gelés. Il est indispensable de les prioriser pour renforcer sa pérennité.

Il est encore trop tôt pour tirer toutes les leçons de la crise actuelle. Mais certaines tendances IT se détachent déjà. Le cloud apparait plus que jamais comme une « norme » permettant d’être résilient et d’améliorer ses performances.

Ce n’est pas l’unique solution, mais il permet d’optimiser, de simplifier et d’accélérer de nombreux processus grâce à l’automatisation, à la flexibilité et à sa puissance de calcul.

Confrontées à une crise sans précédent qui les a obligés à travailler « en mode dégradé » durant des semaines, les entreprises attendent des retours sur investissements rapides et des solutions qui peuvent les aider dans les trois ou quatre mois qui suivent.

Il est donc primordial de se concentrer sur les projets informatiques considérés comme vitaux pour l’activité de l’entreprise.

Le modèle « as-a-service »

Comme nous venons de l’indiquer, le cloud a une place prépondérante dans cette nouvelle stratégie, car il permet entre autres :

  • De disposer d’outils collaboratifs puissants et ergonomiques comme ceux de Microsoft 365.
  • De déporter l’hébergement et le stockage de ses données et logiciels sur des plateformes sécurisées, comme celles de Microsoft Azure, capables de surcroît de traiter et d’analyser de grandes quantités d’informations
  • De consommer ses applicatifs à l’usage, selon ses besoins et priorités du moment, en s’appuyant par exemple sur les capacités des solutions Microsoft Dynamics 365.

La crise actuelle devrait inciter les entreprises à réorienter une partie de leurs budgets informatiques vers le modèle « as-a-service » et à investir dans l’optimisation de l’expérience utilisateur, nerf de la guerre.

Selon une récente étude de Nexthink, une entreprise spécialisée dans le pilotage de l’expérience numérique des collaborateurs, ces derniers perdent en effet deux semaines de travail par an pour donner suite à des dysfonctionnements informatiques.

En optimisant le poste de travail, les DSI ou équipes informatiques seront moins confrontées au phénomène dit de « Shadow IT », c’est-à-dire toutes les applications déployées par des métiers sans le consentement de la direction. Or, plus une entreprise est en retard dans son équipement, plus ce phénomène tend à se développer.

Il est nécessaire de fournir à ses équipes un triptyque composé d’une digital workplace efficiente, d’une messagerie capable d’assurer la productivité au quotidien et enfin un RSE (Réseau Social d’Entreprise) pour maintenir la cohésion.

L’expérience client doit être également améliorée. L’une des préoccupations majeures est de développer des relations plus personnelles, de proximité et intimes avec les clients.

Les projets d’intégration de l’Intelligence artificielle devraient donc être maintenus. C’est indispensable pour améliorer les recommandations et le retargeting, personnaliser les campagnes marketing et généraliser les analyses de données en temps réel afin de mettre à jour le catalogue sur tous les canaux.

Proposer le bon produit ou service, au bon moment et à la bonne personne est plus que jamais le crédo des retailers. C’est la raison pour laquelle les chatbots conversationnels sont amenés à se développer dans les prochains mois.

Enfin, il devient indispensable d’intégrer une méthode agile pour ses projets. Elle doit s’appuyer sur une gestion d’équipe de type Teams avec un flux de Kanban comme Microsoft Planner. Cette solution imite les fonctions de Trello, mais se connecte à votre compte Office 365.

En conclusion, cette crise doit surtout être l’occasion de mettre en place une gouvernance de l’information numérique pour optimiser son organisation.